Jean ROBIN

 

ONOMASTIQUE

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Cet écran est rempli au fur et à mesure des découvertes faites sur la documentation que je reçois ou des articles parus sur internet (Geneanet)
 ou d'un correspondant spécialiste de l'onomastique et de la toponymie (Lucien ROHOU)

Les patronymes du type "Le GRAS" sont ici classés sur GRAS (le)

Patronymes   Origine MAJ
E

     
  ECOUTIN
Écoutin
Nom porté dans la Marne, où il est attesté à Châlons-en-Champagne dès 1418 (rôle de la taille). Variante ancienne : Escoutin (très présente à Saint-Germain-la-Ville aux XVIe et XVIIe siècles). Il semble que ce soit un diminutif de l'ancien français "escoute" (également "escoulte, escouste") qui désignait celui qui fait le guet, une sentinelle."
 
  ELIET  en attente    
  ENGENHARD en attente    
  ENTRELANDES (d') ** en attente    
  EON
Quirion
Nom porté dans la Loire-Atlantique. Son sens est apparemment obscur. A noter cependant certaines formes anciennes, Keryon, Quereon, qui semblent rattacher ce nom au breton ker (= enclos, puis village) et à l'ancien nom de baptême Eon. Il s'agirait donc d'un toponyme, qui n'est d'ailleurs pas inconnu : il existe plusieurs hameaux appelés Keréon dans le Finistère et le Morbihan.
 
  ESMERCY en attente    
  ESNAULT Esnault
Nom fréquent dans le Maine et l'Anjou. C'est une variante d'Ernault (r > s), qui lui-même correspond à Arnault (voir Arnaud), nom de personne d'origine germanique. Formes voisines : Esnau, Esnaud, Esnaut, Esnaux, Esneau, Esneault, toutes dans le même secteur géographique.

 
  ESTARD en attente    
  ESTIENNE
Estienne
Une variante du prénom Etienne (grec Stephanos = couronne) portée surtout en Provence (13, 83). Dérivés : Estienney (70, 21), Estienny (31).
 
  ESTOCE en attente    
  ESTOURNEL Estournet : Nom surtout porté dans l'Hérault et le Var. Semble correspondre, avec un autre suffixe, à l'occitan estornel (les noms de famille Estornel et Estournel existent aussi), qui désigne l'étourneau. On peut évidemment penser à un surnom donné à un étourdi, encore que ce sens n'apparaisse pas avant le XVIIe siècle.   
  EUSTACHE
Eustace, Eustache
Patronyme surtout porté dans la Manche. Nom d'origine grecque, soit Eustasios (qui se porte bien), soit Eustakios (qui porte de bons épis). Il semble qu'on ait au départ deux prénoms différents, mais que ceux-ci se soient très vite confondus. Parmi les saints portant ce nom, il faut noter saint martyr qui serait mort en 118 (il périt avec sa famille enfermé dans un taureau d'airain chauffé à blanc), et saint Eustace, abbé de Luxeuil au VIIe siècle.
 
  EVETTE en attente    
  EVEIL (l') ** en attente    
F

fe fi fl fo fr fu    
FAGOLER (le) en attente
FAMEL
Famel
Le nom est surtout porté dans les Côtes-d'Armor, mais on le rencontre aussi en Savoie. Dans un cas comme dans l'autre, son sens est assez obscur. On signalera cependant qu'en ancien français le mot "famel" a désigné un fer de javelot. On peut aussi envisager un éventuel dérivé du mot "faim", sens qu'on retiendra pour le nom Famelart, rencontré dans l'Aisne et la Marne (ancien français "famelart" = affamé)."

FAUCHET
Fauchet
Le nom est notamment porté en Bretagne, dans le Nord et dans le Centre. Le mot "fauchet" est attesté en moyen français avec le sens de petite faux, faucille. C'est une possibilité, mais on pensera aussi à une variante ou un diminutif de Faucher (voir ce nom)."

  FAUCHEUR (le) ** Le Faucheur
Fréquent dans les Côtes-d'Armor, le nom s'écrit Le Faucheux dans le Morbihan. Il désigne un moissonneur, celui qui utilise une faux. Autres formes, plus bretonnantes : Le Falc'her, Le Falchier, Le Falher, Le Falhier, Le Faller, Le Failler.

 
FAUCHOUX A voir
  FAUSSET A voir    
fe FEBURE (le) ** Febvre
Variante de Fèvre, Faivre (= forgeron, latin faber) portée notamment en Bourgogne (58, 71). diminutifs : Febvrel (88), Febvret (21).

 
FEQUANT  en attente    
  FERRÉ Ferré
Le nom est présent dans diverses régions. En pays catalan et plus généralement dans les Pyrénées, c'est une variante de Ferrer (= celui qui travaille le fer, forgeron). Mais c'est en Vendée et dans la Loire-Atlantique qu'il est le plus répandu. Il y désigne peut-être celui qui est armé (l'ancien français "fer" avait souvent le sens d'arme), à l'image du Grand Ferré, ainsi nommé parce qu'il était

 
  FESAIS Fesaix
Nom rare porté dans l'Ille-et-Vilaine. Variante : Fesais. Aucune solution, sinon une éventuelle déformation du normand Fizet (diminutif probable de l'ancien français fiz = fils).

 
  FESSANT en attente    
fi FILLY
Fily
Patronyme porté en Bretagne (29, 56), c'est un ancien prénom correspondant au latin "filius" (= fils). On ne sait trop par quel saint il a pu être illustré, mais on le retrouve dans le lieu-dit Lanfily, à Concarneau."

fl FLACHEC
FLACHEC (le) **
 C'est le nom d'une plante de prairies proche de la laiche ou carex. Flac'h signifie aussi la paume de la main. D'où l'individu aux larges paumes Lucien ROHOU  
FLEM (le) **
Le Flem
Assez fréquent dans les Côtes-d'Armor, le nom correspond au breton "flemm", qui désigne un aiguillon, un dard. Reste à comprendre la raison du surnom, ce qui est moins évident."
 
  FLEURANT Fleurant : Le nom est porté dans la Vienne et la Haute-Vienne, ainsi que dans les Vosges, on le rencontre aussi au Québec. C'est une variante du prénom Florent. Diminutifs : Fleurandeau (86), Fleurantin (54, = Florentin). Avec le même sens : Fleurent (88, 59, 62), Fleurentin (88, 57, 54). En composition : Fleurentdidier, Fleurent-Didier (88, 54). Matronymes : Fleurance, Fleurence (88, 54, 87, = Florence), avec les diminutifs Fleuranceau, Fleurenceau (16, 86), qu'on peut aussi rattacher à Fleurant.  
  FLEURY Fleury
Désigne celui qui est originaire d'une localité portant ce nom. Le toponyme est très fréquent en France : 17 communes portent ce nom, sans parler des nombreux Fleuré et Fleurey. Sens du toponyme : domaine gallo-romain appartenant à un certain Flor(i)us (avec adjonction du suffixe -acum). C'est en Normandie que le nom de famille Fleury est le plus répandu.

 
FLOCH (le) **
Le Floch, Lefloch
Nom breton désignant un écuyer '("floc'h"), qui a pu prendre parfois le sens de page, jeune garçon, mousse."

fo FOL (le) Folliot : Fréquent en Normandie (50, 76), rencontré aussi sous la forme Foliot, le nom désignerait selon M.T. Morlet un personnage un peu fou, à la conduite désordonnée (diminutif de fol, fou). On envisagera un diminutif de Folie, toponyme fréquent en Normandie (sans doute lieu feuillu, boisé).  
FOLLIGOU en attente    
  FONTAINE  Fontaine
Qui habite ou possède une parcelle près d'une fontaine, d'une source. Correspond au catalan Font, Fontana.

 
FORESTIER (le) **
Le Forestier
Désigne celui qui habite ou travaille dans la forêt, par exemple un garde forestier. Le nom est très répandu dans les Côtes-d'Armor. Variante Leforestier en Normandie (50, 61, 76).

  FOSSARD Fossard : Nom porté en Normandie (50, 76). Sans doute le surnom d'un terrassier, de celui qui creuse des fosses (peut-être un fossoyeur).    
  FOSSE
Fosse
Il s'agit bien sûr d'un toponyme issu du latin fossa (= fosse). Quel sens précis a-t-il en toponymie ? Sans doute un vallon encaissé, comme le note pour les P-O Lluis Basseda : torrent que dicitur fossa (1086). Un village du Fenouillèdes porte ce nom, mais également de nombreux lieux-dits dans toute la France.
 
  FOUCAULT
Foucaud, Foucault
Nom de personne d'origine germanique, Folcwald (folc = peuple + wald = gouverner). Le patronyme est très répandu dans l'Ouest. Variantes : Foucauld, Foucaut, Foucaux.
 
  FOUGOT

 Sous toutes réserves: Est-ce Faogot, ou faougot, forme premiere de Fagot en Guiclan (29) ? Ce village a généré ici le ndf Fagot. Ce nom du 1° millénaire se décompose en Koad = bois et Fao = orme.

Autre variante possible: Foulgot, (Foulgoc) de foll = fou, aliéné et Coc = parent

Lucien ROHOU  
  FOUQUET Fouquet
diminutif de Fouque, nom de personne d'origine germanique, Folco (folc = peuple). Le nom est surtout répandu dans l'Ouest (53, 72) et la région parisienne.

 
FOURNIER
Fournier, Forner, Forné
Nom de métier. Celui qui tenait le four à pain. Les formes Forner et Forné sont catalanes (Forner est également présent en Alsace où il semble avoir un sens différent : variante de Farner, Fahrner : passeur, peut-être aussi voiturier). Quant aux Fournier, on les trouve partout en France, mais c'est dans le Nord-Pas-de-Calais qu'ils sont le plus nombreux. Variantes : Fournié (09), Fourniez (62), Fornier (59, 84).

  FOURQUOIS en attente    
FOUSSÉ
Fousse
Nom caractéristique de la Moselle. Variantes : Fous, Fouse, Foux. Il peut évoquer une fosse, un fossé, mais il semble que ce soit le plus souvent une francisation de l'allemand Fuchs (= le renard).

  FOURTAINIER en attente    
  FOUTROU en attente    
fr FRANCOIS
François
Nom de baptême issu du latin Franciscus. L'origine du nom est controversée. Pour les uns il vient du germanique frank, pour d'autres du latin francus. Mais, dans les deux cas, il signifie homme libre, ce qui simplifie les choses. La vogue de ce nom est tardive, car, avant saint François d'Assise (1182-1226), aucun saint digne d'intérêt ne s'était appelé ainsi. C'est dans le département du Nord que le nom est le plus répandu, tout comme ses variantes Franchois et Françoy (également porte dans la Somme). Diminutif : Françoiseau (63).

FRASLON en attente    
  FRESNEL  Fresne : Le nom désigne un lieu caractérisé par la présence d'un frêne. Il est surtout porté dans la Marne. Forme plurielle : Fresnes (02, 53). Il est à l'origine de nombreux dérivés, dont la plupart évoquent une frênaie : Fresnais (72, 49, 61), Fresnard (72, 61), Fresnaud (17, 44), Fresnault (56, 37), Fresnay (28, 91), Fresnaye (72, 28), Fresnays (61), Fresneau (49, 72), Fresnée (14, 27), Fresnel (35, 27), Fresnil (61), Fresnois (52, 51), Fresnot (02, 35, 78), Fresnoy (59, 60, 02), Fresny (61, 76).  
FRESSON
Fresson
Les anciennes mentions du nom le situent surtout dans l'Aisne et dans la Marne, ainsi qu'en Belgique (province de Liège), où il est plus fréquent sous la forme Fréson. M.-T. Morlet y voit un toponyme désignant le frêne, ce qui paraît assez improbable dans ces régions. Pour la Belgique, Herbillon et Germain proposent deux hypothèses : soit le wallon liégeois "fréçon" = camarade, soit un dérivé en -eçon du thème Fré, Frér = Frédéric. Cette dernière hypothèse pourrait convenir pour l'Aisne et la Marne."

  FRESTEL en attente    
FREVILLE
Fréville
Porté dans la Somme et les départements voisins (62, 76), désigne celui qui est originaire de la commune de Fréville (76), ou plutôt de celle de Friville (Friville-Escarbotin, 80). Sens du toponyme : le domaine de Frido, nom de personne germanique. Friville est également un nom de famille. Formes voisines : Frévillers, Frévillez, Frévillier (Frévillers est une commune du Pas-de-Calais).

  FRIGAULT
Frigout
Patronyme surtout porté dans la Manche (variante : Frigoult). C'est un nom de personne d'origine germanique, Frigwald, Fricwald (fric = avide + waldan = gouverner). Avec le même sens : Frigault (60, 14), Frigaux (61, 14, 80).
 
fu FUCHAT en attente    
  FUSTEC (le) Vient du vieux breton fust = fléaux. Fustec est donc celui qui est adroit pour ce type de battage. Lucien ROHOU  
G

ge gi gl go gr gu    
GAC le Le Gac : Nom breton, sobriquet désignant celui qui bégaie (gag = bègue). Variantes : Le Gacq, Le Gacque, Gac.
  GAILLARD Gaillard, Gaillarde
On considère souvent ce nom (très courant dans la partie sud de la France) comme un sobriquet désignant une personne vigoureuse, courageuse (origine celtique *galia). Mais il doit plutôt s'agir d'un nom de personne d'origine germanique, composé des racines gail (= joyeux) et hard (= dur). Une certitude en tout cas, il s'agissait au Moyen Âge d'un prénom très répandu de l'Italie à l'Espagne. C'est dans l'Isère qu'il est le plus porté. La forme Gaillarde est soit un matronyme, soit un nom de localité (La Gaillarde, toponyme très courant).

 
  GAILLIOT
Gaillot
Il semble que le nom Gaillot soit à rapprocher de la gaieté. C'est en effet un  (suffixe -ot) que l'on peut rattacher soit directement à l'adjectif gai, soit au verbe de l'ancien français galer, qui signifiait se réjouir, s'amuser, et qui a eu notamment comme dérivé GALLIER qui signifiait farceur, vaurien. Autre nom voisin, Gaillard, qui signifiait plein d'entrain, mais aussi vaillant. N'oublions cependant pas deux autres pistes, valables pour tous les noms commençant par gall ou gaill : un diminutif du nom de baptême Gall ou un diminutif de Gall = coq. C'est vers l'Est (51, 54) qu'on rencontre le plus deGaillot.
 
  GALL (le) ** Le Gall
L'un des noms les plus fréquents en Bretagne, notamment dans le Finistère. On considère en général qu'il désigne les Français, ou du moins les francophones, par opposition à ceux qui parlent breton. Variante : Le Gal.

 
  GALLIER Gaillot
Il semble que le nom Gaillot soit à rapprocher de la gaieté. C'est en effet un diminutif (suffixe -ot) que l'on peut rattacher soit directement à l'adjectif gai, soit au verbe de l'ancien français galer, qui signifiait se réjouir, s'amuser, et qui a eu notamment comme dérivé GALLIER qui signifiait farceur, vaurien. Autre nom voisin, Gaillard, qui signifiait plein d'entrain, mais aussi vaillant. N'oublions cependant pas deux autres pistes, valables pour tous les noms commençant par gall ou gaill : un diminutif du nom de baptême Gall ou un diminutif de Gall = coq. C'est vers l'Est (51, 54) qu'on rencontre le plus de Gaillot.

 
  GALLOT Gallot
Le nom est fréquent en Vendée, on le rencontre aussi en Seine-et-Marne. Comme pour tous les noms commençant par Gall-, les possibilités sont nombreuses. M.T. Morlet propose le surnom d'un bon vivant (dérivé du verbe galer = s'amuser, faire la noce). On notera cependant qu'en ancien français le terme 'galot' désignait celui qui parle la langue française. Enfin, on ne peut négliger des dérivés de 'gal' (= le coq) ou du prénom Gall (latin Gallus).

 
  GARDON
Gardon
C'est dans le département de la Loire et en Provence que le nom est le plus répandu. Il s'agit d'un toponyme, le plus souvent diminutif de "garde" (= tour de garde, forteresse), qui peut aussi en Provence renvoyer à la rivière du Gardon."
 
  GAREL Garel
Fréquent dans le Morbihan, pourrait correspondre au breton kaerell (= belette). Il peut aussi s'agir d'un surnom donné à un boiteux (dérivé de l'ancien français gare = jambe). Autre sens : bigarré, aux cheveux poivre et sel.

 
GARNIER Garnier : Nom de personne d'origine germanique, Warinhari (warin = protection + hari = armée). Nom très répandu dans l'Ouest (35, 53), ainsi que dans la région lyonnaise et en Franche-Comté.
  GARIC (le) en attente    
  GARIOU (le)
Garriou
Le nom est porté dans l'Ouest (44, 85). Variantes : Gariou, Garrioux. On trouve en Savoie les formes Garioud, Garrioud. On peut penser à un nom de personne d'origine germanique (Gariwulf), mais les autres possibilités ne manquent pas (voir les divers noms commençant par Garr-).
 
  GARRION (le) **  Nom porté en Bretagne (22, 29). Il pourrait s'agir d'une variante du mot "carillon" (également "carignon", ancien français "quaregnon"), et donc du surnom donné à un sonneur de cloches. À noter cependant que le mot "garignon" est attesté en moyen français pour désigner un osselet, et donc il pourrait s'agir d'un surnom pour un joueur d'osselets Lucien ROHOU  
  GARS (le) ** Correspond à Jars, au sens de niais, sot. Mais c'est aussi une haie, et anciennement un talus de défense Lucien ROHOU  
  GARSON en attente    
  GAUDELOUP en attente    
GAUDIN
Gaudin
Diminutif (suffixe -IN) du nom de personne d'origine germanique Gaud (Waldo = qui gouverne). Nom surtout porté dans l'Ouest (35, 44, 85). Voir aussi Godin pour une autre possibilité.
14/5/16
GAULD (le) **
GAULT (le) **
Legault
Nom surtout porté en Bretagne (35, 44). Variante : Legaud, Legaut, Lego. Plusieurs possibilités : d'abord un toponyme, très fréquent dans l'Ouest avec le sens de bois, forêt. Seconde solution : le nom de personne d'origine germanique Gault, Gaud (racine waldan = gouverner). On me signale enfin une hypothèse qui pourrait être la bonne au moins dans certains cas : une variante du breton Le Goff (= le forgeron).

  GAULTIER Gaultier
Variante de Gauthier (voir ce nom) portée surtout dans le Centre (36, 37) et le Centre-Ouest (49, 72), ainsi qu'en Bretagne (22, 35). Autre forme : Gaulthier (49, 36).

 
ge GEFFRAY Geffray
Variante de Geoffroy (voir ce nom) portée en Bretagne (44, 56, 35). Avec le même sens : Geffré (79, 85), Geffrey (14, 27).

 
GEFFROI
Geffroy
Autre forme de Geoffroy (voir ce nom) portée en Bretagne et en Picardie notamment (22, 60). Variantes : Geffroi (76, 44), Geffroid (62), Geffrois (44), Geffros (22), Geffrouais (35, 27), Geffrouas (22).

  GEFFROY  Geffray
Variante de Geoffroy (voir ce nom) portée en Bretagne (44, 56, 35). Avec le même sens : Geffré (79, 85), Geffrey (14, 27). de gaud = dieu et frid = paix. Donc la paix divine

 
Lucien ROHOU  
  GÉNALLIÉ en attente    
  GENDRE (le)
Fiastre
Un nom que l'on trouve surtout dans les Bouches-du-Rhône et l'Isère. C'est une forme contractée de Fillastre, désignant le beau-fils, le gendre (comme la marâtre est la belle-mère). M.T. Morlet y voit le nom italien Fiastri, considéré comme une variante de flastre (= flétri, flasque), mais en fait Fiastri signifie aussi beau-fils. Donc, aucun problème pour l'interprétation du nom, quelle que soit son origine géographique.
 
GEORG
Georg
Forme du nom de baptême Georges portée en Allemagne. C'est en Alsace-Lorraine que le patronyme est le plus répandu.
  GEORGER
Georges, George
Nom de baptême issu du gerc Georgios (= laboureur). Saint est un martyr chrétien dont le culte était très développé au Moyen-Orient. On ne connaît de lui que l'épisode légendaire au cours duquel il aurait tué à Beyrouth un dragon auquel une princesse allait être sacrifiée. Sa popularité en Europe date du retour des croisades, et il devint le patron de Venise, de Gênes, de l'Angleterre et de la Catalogne. En France, c'est en Lorraine (88, 54) que le nom de famille, avec ou sans s, a toujours été le plus répandu.
 
  GERARD
Gérard, Gerard
Forme française de Girard (voir ce nom), patronyme très répandu dans les Vosges.
 
  GERARDMEIX (de) à voir    
GERON (le) **
Légeret
Diminutif du nom de personne médiéval Léger (voir ce nom), le patronyme est surtout porté dans le Cher. Avec d'autres suffixes : Légeraud (16), Légereau (79), Légeron (85, 79), Légerot (89, 77).

  GERVAIS Gervais
Nom de baptême d'origine latine (Gervasius), popularisé par saint Gervais, qui fut martyrisé sous le règne de Néron, en compagnie de son frère jumeau Protais. Gervais fut tué à l'aide de fouets garnis de plomb, tandis que Protais était décapité.

 
gi
GICQUEL Gicquel, Giquel
Nom très fréquent en Bretagne. C'est une forme contractée de Jézéquel, en vieux breton Judicael. Quant à Judicael, le nom signifie fils de Iudhael (avec le suffixe -ic intercalé). Sens de Iudhael : le seigneur (iud) généreux, noble (hael). Le nom Judicael fut porté par un saint, roi de Bretagne (fils de Iudhael) qui se fit moine et se retira à Gael, où il mourut (VIIe siècle).

 
  GILDON (le) ** en attente    
  GILLET (le) **  Nom obscur qui selon JM Plonéis peut venir de gil = gisil = flèche (selon moi, le germanique gisil = otage et a généré Gislaine). Il n'a rien à voir avec le vêtement. On trouve ce NDF à Carantec. Lucien ROHOU  
  GIRARD Girard
Nom de personne d'origine germanique, Gerhard (ger = lance + hard = dur). C'est l'équivalent du prénom Gérard. Le patronyme est présent un peu partout en France, mais on le rencontre surtout en Vendée.

 
GIROUX
Giroux
Nom fréquent en Saône-et-Loire et dans la région lyonnaise. C'est un nom de personne d'origine germanique, sans doute Gerwulf (ger = lance + wulf = loup). Autre possibilité : variante de Giroud (voir ce nom).

gl
GLUDIC (le)
Le Gludic
Porté dans le Morbihan, c'est l'équivalent de Glédic (voir ce nom).
Glidic
Porté dans le Finistère, le nom correspond à l'ancien breton "gl(w)edig", qui signifie "comte". Il s'agit donc d'un sobriquet, équivalent de noms français tels que Lecomte (voir Comte). Variante : Glédic."
 
go GOADET (le) en attente    
GODARD
Godard, Godar
Nom de personne d'origine germanique, Godhard (god = dieu + hard = dur). Les Godard sont surtout présents dans l'Ouest, et les Godart dans le Nord-Pas-de-Calais. Autres formes : Goddard, Goddart (Savoie), Goddaer, Goddaert (Nord).
 
  GODEC (le) **
Godec, Le Godec
Nom breton dérivé de "god", terme qui a désigné la poche intérieure d'un vêtement. Peut-être un surnom pour une personne ventrue."
 
  GODEL à voir    
  GODET
Godet
Diminutif du nom de personne d'origine germanique Gode, Godde (god = dieu) ou d'anciens prénoms comme Godard, le patronyme est fréquent dans l'Ouest (85, 79, 35 notamment). Variante savoyarde : Goddet. Porté dans les Côtes-d'Armor, le nom Godest devrait avoir le même sens.
 
  GOELOU en attente    
  GOERY à voir    
  GOFF (le) ** Le Goff
Nom breton correspondant au métier de forgeron.. De Govell = la forge

 
  GOFFIC
GOFFIC (le) **
Le Goffic
Diminutif du breton Le Goff (= le forgeron) surtout porté dans les Côtes-d'Armor.

 
  GOREC (le) **
Le Gorrec
Surtout porté dans les Côtes-d'Armor, c'est un sobriquet lié au breton "gorreg" = lent, paresseux. Variantes : Gorrec, Le Gorec."
 
GOUARD
Le Gouarder
Nom rare porté dans les Côtes-d'Armor. Il devrait désigner un gardien, éventuellement un tuteur (breton gward), comme le nom voisin Le Gouard.

GOUET
Gouet
Le nom est surtout porté dans l'Ouest, du Poitou-Charentes jusqu'à la Normandie, on le rencontre aussi dans l'Aube et les départements voisins. Le terme "gouet" est attesté en moyen français comme diminutif ou variante de "goi", sorte de grande serpe ou de grand couteau (surnom de celui qui fabrique ou utilise cet outil, éventuellement sobriquet lié à l'aspect physique). À envisager dans certains cas un toponyme, le gouet étant le nom populaire des arums sauvages (Arum maculatum, Arum italicum)."

3/7/14
  GOUJON Goujon
Il faut apparemment penser au poisson (latin gobionem), soit avec une valeur métaphorique (celui qui a une grosse tête ?), soit comme métonymie (pêcheur de goujons). Il n'est cependant pas interdit de faire le rapprochement avec Goujat (voir ce nom). C'est dans la Saône-et-Loire et le Maine-et-Loire que le nom est le plus répandu.

 
  GOURCHANT

Les avis divergent entre Albert Deshayes et Jean Marie Ploneis. J'ai une troisième version.
Une certitude: Gour vient de uuor = supérieur et désigne l'homme en vieux breton.  Han pour Jean Marie Plonéis serait descendant, issu de. Donc on a affaire à l'homme issu d'une famille remarquable. Pour A. Deshayes, il s'agit de C'hoant = désir, passion. Donc l'homme dominé par la passion ou le désir. Je pense aussi à Kant = brillant, parfait. Peu importe, l'homme remarquable (gour) fait partie de l'élite.

Lucien ROHOU  
  GOURHANT
GOURHANT (le) **

Les avis divergent entre Albert Deshayes et Jean Marie Ploneis. J'ai une troisième version.
Une certitude: Gour vient de uuor = supérieur et désigne l'homme en vieux breton.  Han pour Jean Marie Plonéis serait descendant, issu de. Donc on a affaire à l'homme issu d'une famille remarquable. Pour A. Deshayes, il s'agit de C'hoant = désir, passion. Donc l'homme dominé par la passion ou le désir. Je pense aussi à Kant = brillant, parfait. Peu importe, l'homme remarquable (gour) fait partie de l'élite

Lucien ROHOU  
  GOURIOU  Rescourio
Porté dans le Morbihan, désigne celui qui est originaire de Rescourio, hameau à Noyal-Pontivy, dans le même département. Le toponyme semble formé de Rest (= lieu de repos, abri, foyer) et de Gourio, nom de personne (variante Gouriou) à rapprocher du gallois gwryw (= mâle).

 
  GOURNAY Gournay
Désigne celui qui est originaire d'une localité portant ce nom : plusieurs communes s'appellent Gournay (Eure, Indre, Seine-Maritime, Deux-Sèvres, Oise, Seine-Saint-Denis). Sens du toponyme : on propose en général un nom de domaine en -acum formé sur l'anthroponyme gallo-romain Gordinus (mais ce n'est pas le cas pour Gournay dans l'Indre, qui vient du gaulois gronna = lieu marécageux, et il y a de fortes chances pour que cette solution puisse être envisagée pour bien d'autres Gournay). C'est dans le Nord-Pas-de-Calais et le Calvados que le patronyme est le plus répandu. Variantes : Gournaey, Gourney.

 
GOUSSAULT
Goussin
Diminutif de Gousse (voir ce nom) porté dans l'Orne, la Sarthe et la Mayenne. Avec d'autres suffixes, ou bien correspondant au nom Gunsaldus (voir Goussaud) : Goussaud, Goussault, Gousseau, Gousseault, Gousseaud, Gousseaut (Poitou-Charentes, Vendée, Limousin), Gousseaux (59), Gousset (70, 35), Goussot (58, 71, 89).

GOVEN
Goven
En France, le nom est surtout porté en Bretagne (35, 56) où il est, comme les noms picards Govain et Govin, une variante de Gauvain (voir ce nom). En Belgique, son sens devrait être différent : sans doute un hypocoristique de Govaert, nom de personne d'origine germanique identique à Godefroy.

gr GRAND (le) **
Legrand
Un des noms les plus courants en France. Sobriquet désignant un individu grand. C'est dans le département du Nord qu'il y a le plus de Legrand, mais ils sont très présents en Normandie et en Picardie.

GRAS (le) **
Legras
Sobriquet donné à une personne bien en chair. C'est en Champagne (51) et en Normandie (76) que le nom est le plus répandu.

  GREGOIRE
Grégoire, Gregori, Gregory
Nom de baptême issu du grec Gregorios (= celui qui veille). Plusieurs papes ont contribué à populariser ce nom, notamment Grégoire Ier dit le Grand (540-604), docteur de l'Église, qui fit de la papauté la principale puissance d'Occident, simplifia la liturgie, et se vit attribuer à tort l'origine des chants grégoriens. Le nom de famille Grégoire est présent un peu partout en France. Outre Paris, c'est dans le Vaucluse, le Nord, le Loiret, la Loire-Atlantique et les Bouches-du-Rhône qu'il est le plus répandu. Les formes Gregori, Gregory se rencontrent en pays catalan et occitan, ainsi qu'en Corse (et en Italie pour Gregori). On trouve en Alsace-Moselle et en Allemagne la forme Gregor et la latinisation Gregorius (ou Grégorius). La Corse connaît aussi la graphie Gregorj, et il y a en Italie beaucoup de Gregorio et surtout de Di Gregorio. Diminutifs italiens : Gregorin (Frioul), Gregorini (Lombardie notamment). Dérivé filiatif arménien : Grégorian.
 
  GROSS Gross
Nom alsacien ou allemand, qui est un sobriquet signifiant grand plutôt que gros. Variante : Grosse (57).

 
  GROSSEC (le) **  Issu du français gros. Le ec final peut signifier « le leiu où l'on trouve » ou dans le cas présent « à foison ». Lucien ROHOU  
gu GUEGAN Guegan, Guégan : Fréquent dans le Morbihan, c'est un ancien nom de baptême breton formé sur le vieux breton uuic (= combat). Quant à la finale -an, il s'agit soit d'un diminutif, soit d'une variante de -ant que l'on retrouve dans Guegant (= combattant valeureux ?). De toute façon, à quelques nuances près, le nom désigne au départ un combattant. Diminutifs : Guégano, Guéganno, Guéganou, Guéganic, Guégannic.  

GUELLOU

 2 solutions possibles et plausibles. Le breton Kell (testicule) mute en Guell devant un article. Guellec serait l'homme viril, et guellou n'est pas son pluriel, mais plutot son adoucissant.

Guell  signifie aussi bai, roux. Guellec et guellou en d érivent.

Lucien ROHOU  
  GUEN
Le Guen
L'un des noms les plus répandus en Bretagne (variantes Le Guene, Le Guenne). Désigne celui qui a les cheveux blancs (breton gwenn, moyen breton guen). Les formes Le Guennec, Le Guennic (Le Guénec, Le Guénic) en sont des dérivés qui renvoient souvent à un nom de personne popularisé par un saint breton qui fut abbé de Wormhout.
 
  GUERILLON Guérillot
Surtout porté en Franche-Comté (39, 90), c'est un diminutif du nom de personne d'origine germanique Warilo (racine wara = protection), à l'origine du patronyme Guéril et de son dérivé Guérillon (76).

 
  GUÉRIN Guérin
Nom de personne d'origine germanique, Warino, formé sur la racine war (= protecteur). Le patronyme est très répandu dans l'Ouest (44, 35), mais il est porté un peu partout : avec près de 57.000 naissances en 100 ans, c'est le 33e nom en France par sa fréquence.

 
  GUERN (le) ** Le Guern
Nom de famille breton, surtout porté dans le Finistère. Désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit le Guern (= l'aulne, variante bretonne de vern, verne).
L'arbre pousse généralement dans des zones humides, d'où l'attribtion de ce nom à des terres très humides.

 
Lucien ROHOU  
  GUERNIOU Guerniou : Nom porté en Bretagne, surtout dans les Côtes-d'Armor. C'est un toponyme (dérivé de "gwern") désignant soit un marais, soit un lieu où pousse le saule. C'est le nom de hameaux à Kerpert, Loguivy-Plougras et Trébivan (22)."  
  GUEUX Gueux
Surtout porté dans l'Aube, paraît désigner celui qui est originaire de Gueux, nom d'une commune de la Marne. Dans certains cas on envisagera aussi le mot "gueux", sachant cependant qu'il est apparu tardivement dans la langue (milieu du XVe siècle), avec les sens de "coquin" ou "mendiant". On a parfois émis (P. Guiraud) l'idée que "gueux" serait une variante de "queux" (= cuisinier), ce qui donnerait une autre piste."

 
  GUEZENNEC Guézennec
Fréquent dans le Finistère, c'est un nom de personne breton (fréquemment mentionné sous la forme Uuetenoc dans le cartulaire de Redon) formé sur la racine "uueten" (= combat). Avec le même sens : Guézénec (22), Guézénoc (29). Voir aussi Guéhenno pour d'autres variantes."

 
  GUIADER
GUYADER (le) **
Ou Guyader, vient du vieux breton gueg = tisser. Il s'agit du tisserand Lucien ROHOU  
  GUIASTRENNEC (le) ** Le nom apparaît au XVIII° siècle à Quimper et Tonquedec mais semble disparu. Le nom  semble avoir disparu. J'ai trouvé Gwilastrenn (féminin) houssine, et variante de kelastrenn qui se décompose lui même en kellen + glas. Il s'agit d'une baguette de houx utilisée quand on monte à cheval. Le personnage, en fabriquait-il on en faisait-il usage? Lucien ROHOU  
GUIBAUT à voir
  GUIBERT Guibert
Nom de personne d'origine germanique, Wigberht (wig = combat + berht = brillant), très fréquent en Vendée. Variante : Guibbert (Languedoc). diminutifs : Guiberteau, Guiberteaud (17, 85), Guibertin (26).

 
  GUICHEBARON
Guichebaron
Difficile de s'y retrouver géographiquement avec ce nom : il est attesté en Bretagne (22) depuis le XVIIe siècle, mais on le trouve dans les Pyrénées-Atlantiques à la même époque sous la forme Guichebarou. On note dans ce dernier département l'existence de deux hameaux ou fermes appelés Guichebarou : à Castetner et à Ozenx-Montestrucq. L'origine gasconne me semble la meilleure solution. On a de toute façon affaire à un nom composé. Le second élément ("Baron") ne pose pas de problème. Quant au premier ("Guiche"), il est attesté comme prénom médiéval en Gascogne, mais c'est aussi un toponyme (nom d'une commune des Pyrénées-Atlantiques). Étymologie incertaine."
 
  GUICHOT en attente    
  GUIGUEN
Guiguen
Porté dans le Morbihan, c'est une variante de Guéguen (voir ce nom). Diminutif : Guiguéno (ou Guigueno). Les noms Guiguian et Guiguin devraient avoir le même sens, tout comme Guguen et Guguin.
 
  GUIHEU Guiheux
Nom surtout porté dans l'Ille-et-Vilaine (variante Guiheu). Semble à rapprocher de Guilleux, porté dans la même région, un nom pour lequel M.T. Morlet propose un surnom donné à un personnage trompeur, fourbe (sens de l'adjectif guileor en ancien français). A noter cependant, toujours en ancien français, le mot guieor (= conducteur, guide).

 
  GUILLAUME  Guillaume
Nom de personne d'origine germanique (voir Guillem), porté dans diverses régions, mais surtout présent dans le Morbihan (variante : Guillaum), la Marne, les Ardennes et le Puy-de-Dôme. Variantes : Guillaumes, Guillaumme, Guilleaume, Guilleaumes

 
  GUILLERMIC
Guillerm, Guillerme
Variante de Guillaume (voir Guillem) portée surtout en Bretagne. Diminutifs bretons : Guillermic, Guillermit, Guillermo, Guillermot, Guillermou. Diminutifs portés surtout dans la région Rhône-Alpes : Guillermain, Guillermand, Guillermard, Guillermas, Guillermaud, Guillermaz, Guillermet, Guillermier, Guillermin, Guillermod, Guillermon, Guillermond, Guillermont, Guillermoz, Guillermy. Double diminutif : Guillerminet (01).
 
  GUILLOU Guillou
Un Hypocoristique du nom de baptême Guillaume, ( du germanique will = volontaire et helm = casque) surtout utilisé en Bretagne, où il existe cependant une autre explication pour le nom de famille : Guillou est en effet le surnom du loup au moyen âge. Variante : Guilloux. Autre forme : Guillo (fréquente en Morbihan).

 
Lucien ROHOU  
  GUILLOREL
Guilloreau
Le nom est porté dans la Sarthe et les départements voisins (61, 49). On le rapprochera de Guillorel et Guilloret (35, 22), ou encore de Guilloré (29, 35). Tous ces noms semblent des dérivés de Guilloir (51, 61, 53), considéré par M.T. Morlet comme un nom de personne d'origine germanique (Gisloward : gisel = otage + wardan = garder), variante de Guillouard, Guillouart (Picardie). On peut aussi envisager des diminutifs de Guiller, Guillier (Wilihari : wili = volonté + hari = armée), d'autant que le nom Guillier est fréquent dans la Sarthe.
 
  GUILLOUSER (le) **  Il s'agit d'une forme trégorroise de Guillou (comme Guillesser). Il s'agit de celui qui fait l'imbécile, le charlatan, qui mime. Mais Guillou est une forme adoucissante de Guillaume de will = volontaire et Helm = casque Lucien ROHOU  
  GUINGUENE  Ce nom contient le radical Keneu = jeune guerrier (celtique CENEUo = louveteau). Le qualificatif peut être uuin=sacré, uuiu = digne ou iun = désir (l'avis des toponymistes diverge.)C'est de toute façon un préfixe élévateur. Lucien ROHOU  
  GUISELOY en attente  
  GUYADER à voir    
  GUYOMAR
GUYOMARCH
Guyomarc'h
Plus courant sous la forme Guyomarch, c'est un nom de famille breton (29 surtout). Variantes : Guyomar, Guyomard, Guyomart, Guiomar, Guiomard, Guiomart. Guyomarc'h Ancien nom de personne (nom de guerrier), il signifie mot à mot "digne d'un bon cheval" (uuiu = digne + ho = bon + march = cheval). On retrouve ce nom dans la commune de Saint-Guyomard (56)."

 
Lucien ROHOU  
GUYON
Guyon
Variante de Guy (voir ce nom) très répandue en Franche-Comté, ainsi qu'en Vendée et dans le Poitou. De nombreux diminutifs ont été formés sur Guyon : Guyondet, Guyonet (71), Guyonic (29), Guyonnard (28), Guyonnaud (87), Guyonneau (86, 79), Guyonnet (42, 86, 85), Guyonnot.

  GUYREC (le) ** en attente    
H

   
  HAIES (des) ** Deshayes, Deshaies
Pluriel de Delahaye (voir ce nom). On trouve les Deshayes en Normandie (76, 27), pas très loin d'ailleurs des Deshaies, qui sont pour leur part dans le Maine.

 
  HAMET  Hamey
Nom porté dans le département du Nord où l'on trouve aussi la forme Hamez. Désigne, tout comme Hamet (22, 59), un hameau. C'est donc un toponyme devenu patronyme (celui qui habite le lieu-dit Hamet, Hamey). Avec le même sens : Hamays (59, Belgique).

 
  HAMON Hamon
Très répandu en France, c'est un nom de personne d'origine germanique, variante de Haim, Haimon, Hémon (haim = maison).

 
  HARDY  Hardy
Même sens que l'adjectif hardi, qui vient du germanique hard (= dur), sur lequel on a formé le verbe *hardjan, qui a sans doute donné en ancien français *hardir (= rendre dur), dont hardi serait le participe passé.

 
  HARZIC

Nom breton contenant Arth = ours. Le suffixe est adoucissant

Mais c'est aussi une variante de garz, la haie et anciennement un talus de défense

Lucien ROHOU  
  HAUART  en attente    
  HAUDUCOEUR en attente    
  HAY
Hay
Nom fréquent dans les Deux-Sèvres, également porté dans la Mayenne et le Pas-de-Calais. Désigne celui qui est originaire d'un lieu-dit (le) Hay, équivalent masculin de la haie. Parfois rencontré en Béarn, il y a un sens très différent (voir Hayet).
 
  HEIDT en attente    
  HELANIE en attente    
  HELEQUIN en attente    
HENRY Henric, Henri, Henry, Henrich
Nom de personne d'origine germanique (haim = maison + ric = puissant). La forme Haimeric s'est simplifiée en Hainric pour donner Henri(c).

  HEREC (le) ** en attente    
  HERIAULT
Eriau
Le nom est porté dans la Vendée et la Loire-Atlantique. Variantes : Eriaud, Hériau, Hériaud, Errieau, Hériault. Il devrait s'agir du nom de personne germanique Hariwald (voir Hérault pour en savoir plus).
 
  HERMITE (l') en attente    
  HERNOT  Pour ce nom breton, j'opte pour Houarn = fer, et alt = altier, ou ami, allié (Unis au combat par le fer) A. Deshayes propose aussi le germanique arin = aigle et wald = gouverner. Lucien ROHOU  
  HERVE
Hervé
Nom de baptême d'origine bretonne, qui correspond aux racines celtes haer (= fort) et ber (= ardent). Très vénéré en Bretagne, saint Hervé, aveugle de naissance, aurait, entre autres miracles, domestiqué un loup. Attention cependant : Hervé peut aussi être un nom de personne d'origine germanique, Hariwic, latinisé en Heriveus (hari = armée + wic = combat).
 
  le HEUR à voir    
HILD Eldin : Nom surtout porté dans l'Ardèche. Il s'agit d'un nom de personne d'origine germanique, Hildin (diminutif formé sur hild= combat).
  HOUSSIN Houssin
Nom fréquent en Normandie, notamment dans la Manche, porté aussi dans le Pas-de-Calais. On évoque généralement un lieu où pousse le houx, mais la forme primitive pourrait bien être Hoursin, Oursin (deux patronymes présents dans la Manche). Dans ce cas, il s'agirait d'un diminutif de Ours, Hours (voir Ours).

 
HUON
Huon
Fréquent en Bretagne (22), le nom se rencontre aussi dans la Marne et dans le Nord. C'est l'équivalent de Hugon, cas-régime du prénom Hugues. Diminutifs : Huonic, Huonnic (22).

  HUONIC
  HUET
Huet
Hypocoristique formé avec le suffixe -ET sur le nom de baptême Hue, qui est une variante très répandue de Hugues (germ. hug = intelligence). Nom très répandu en France, notamment en Normandie. Matronyme : Huette (61, 27).
 
  HURÉ Huret
Semble correspondre à l'ancien français hure, qui signifiait tête hérissée (origine inconnue, mais sans doute germanique). sobriquet donné à une personne aux cheveux ébouriffés.

 
HUREL Hurel : Surtout porté dans la Manche (également 76, 44), c'est un dérivé du mot hure, qui désignait en ancien français une tête hérissée. Sans doute un surnom pour un homme hirsute. Avec le même sens : Hureau (45, 77), Hureault (41, 35), Hureaux (08, 88), Huriau (59, 35), Huriaud (17, 87), Huriault (22), Huriaux (59, 17). 
HUTT à voir
     

Petit lexique (depuis Généanet)

Amuïssement Amuïssement (ou Contraction) : Phénomène par lequel une consonne ou une voyelle cessent d'être prononcées dans un mot. On parle aussi de contraction. Ex : Garau > Grau.
Sobriquet Sobriquet : Surnom familier, le plus souvent moqueur.
Hypocoristique Hypocoristique : Forme familière et affectueuse d'un nom, créée par dérivation (Bon > Bonet) ou par aphérèse (Antoine > Toine), ou par les deux à la fois (Antoine > Antoinette > Toinette).
Aphérèse Aphérèse : amputation de l'initiale d'un nom. Ex : Antoine > Toine. Si cette amputation est due à une erreur de compréhension, on parle plutôt de déglutination.
Matronyme Matronyme : Nom de famille transmis par la mère. Ex : le nom Fabre est un patronyme, mais Fabresse est un matronyme.
Toponymie Toponymie : Etude des noms de lieux ou toponymes.